Défense de la langue française   
RAPPORT MORAL DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DU 25 MARS 2000

Introduction
L'an dernier, je vous avais proposé un rapport moral très optimiste, je pourrais recommencer cette année, eu égard aux efforts menés par un certain nombre de nos membres et à l'augmentation de nos adhérents.

Les adhérents
Au 31 décembre 1999, DLF comptait 2537 adhérents et abonnés. Soixante-cinq de plus que l'an dernier, grâce aux 317 nouvelles adhésions, qui compensent les 252 défections. C'est bien. Ça pourrait être encore mieux si chacun des adhérents décidait de convaincre une autre personne chaque année ou si, comme notre ami Bernie de Tours, chacun réussissait à convaincre 25 personnes.

Votre revue
De plus en plus nombreux sont les lecteurs qui prennent la peine de nous adresser des compliments pour la revue, ils la qualifient très souvent de « si intéressante » et nous félicitent de la diversité et de la qualité des sujets traités. Les erreurs nous sont systématiquement signalées. Je pourrais dire les quelques erreurs, car nous devons aux huit ou neuf correcteurs qui relisent les épreuves avec beaucoup d'attention de ne recevoir à ce sujet qu'un maigre courrier.
La pile des articles envoyés par les adhérents augmente avec une constante régularité. Le comité de lecture se réunit donc fréquemment pour sélectionner ceux qui méritent d'être publiés rapidement.

Les autres activités
Toutes les activités DLF sont annoncées, voire commentées, dans la partie « association » de la revue. Le Pr Dubois de Montreynaud fera le compte rendu des nombreux travaux accomplis par les filiales régionales.
Le 17 mars, notre prix Richelieu 1998-1999 a été décerné à Franz-Olivier Giesbert, pour son émission « Le Gai Savoir » sur Paris première.
James Lawler, Patrice de Plunkett, Jacques Bourdillon et Franz-Olivier Giesbert ont été les invités d'honneur de nos déjeuners parisiens et, c'est une tradition du déjeuner d'octobre, nous avons aussi reçu le lauréat du concours général de composition française.
Le professeur Jean-Jacques Luthi, Alfred Gilder et Bernie de Tours ont animé nos petits déjeuners-débats du samedi matin, respectivement sur la littérature d'expression française en Égypte, la traduction des anglicismes, le « mauvais tour de Babel ».
Enfin, comme l'an dernier, nous avons invité les nouveaux adhérents de la région parisienne à un verre de l'amitié pour leur présenter nos activités et les inciter à venir nous aider.
Voilà pour les manifestations culturelles et amicales auxquelles vous venez souvent nombreux.
Mais se retrouver entre gens de bonne compagnie pour discuter des beautés de la langue française ou pour protester sur les mauvais coups qui lui sont portés tous les jours, ne constitue qu'une partie de nos activités, utile et, peut-être, indispensable pour faire connaître DLF, à condition d'y inviter des amis. par rapport à cette promotion, que je qualifierais d'interne, des administrateurs et de simples adhérents se sont chargés, tout au long de l'année, de la promotion externe. Leurs occupations ont été variées :
  ––– organiser des compétitions de dictées ;
  ––– faire des conférences sur la langue française ;
  ––– organiser notre concours de langue française pour les élèves de 4e (3 000 candidats, 52 lauréats reçus à la mairie de Paris et récompensés par les très beaux cadeaux offerts par de nombreux mécènes (dictionnaires, livres, jeux, stylos, etc.) qu'il a fallu trouver, et préparer le concours de cette année, Mme Françoise de Oliveira, qui a pris la relève de Mme Corinne Mazzocchi vous en parlera ;
  ––– organiser un débat du cercle des journalistes au Salon du livre ;
  ––– rédiger des discours pour les remises de prix (Jean Dutourd) ;
  ––– annoncer le prix Richelieu à la presse et préparer des dossiers de presse pour les journalistes (je dois dire que nous pouvons compter sur les doigts d'une main les médias qui l'ont mentionné) ;
  ––– rédiger un nouveau bulletin d'adhésion à distribuer ;
  ––– mettre une publicité dans des journaux ou des revues ;
  ––– chercher des annonceurs pour notre revue ;
  ––– mener des actions conjointes avec la Commission de protection de la langue française du Gouvernement du Québec ;
  ––– obtenir l'accord du ministère de l'Intérieur pour une meilleure application de la loi sur l'emploi de la langue française, dans les colloques et pour l'affichage sur la voie publique ;
  ––– maintenir un contact permanent avec la Délégation générale à la langue française ;
  ––– relever les fautes de français à la radio et à la télévision et les signaler à M. Holstein pour qu'il en fasse la synthèse pour le CSA ;
  ––– répondre au courrier des adhérents et écrire aux responsables d'entreprise, aux hommes politiques et aux administrations ;
  ––– assurer des émissions régulières sur la langue française à la radio ;
  ––– créer un site DLF sur l'internet ;
  ––– assurer une présence militante sur la messagerie électronique avec échange presque quotidien avec les internautes adhérents ou sympathisants ;
  ––– collaborer au fonctionnement et aux actions de l'association fédérative Le Droit de comprendre, en préparant

Les projets
Toutes les activités énumérées ci-dessus sont poursuivies en cette année 2000. Mais le concours de tous les adhérents devient indispensable : Marceau Déchamps vous l'expliquera.
Depuis le mois de janvier 2000 :
  ––– de nouvelles compétitions de dictée ont eu lieu ou sont en préparation ;
  ––– notre concours de langue française est de plus en plus important ;
  ––– avec les associations de défense de la langue française, le député des Yvelines, Jacques Myard a organisé à l'Assemblée nationale, le 23 février, un colloque intitulé « la langue française en colère » et, coup de chapeau à la Belle Époque, baptisé « Le grand métinge ». Il faut noter que tous les partis politiques y étaient représentés.
  ––– Le 21 mars, à l'Institut, le prix Richelieu 2000 a été décerné à Bruno de Cessole, rédacteur en chef des rubriques culturelles de Valeurs actuelles ;
  ––– nous cherchons toujours de nouveaux annonceurs pour la revue ;
  ––– nous souhaitons créer un livre de presse pour y réunir tous les articles citant DLF (il y en a de plus en plus). Il faudrait donc que les lecteurs de tel ou tel quotidien, de tel ou tel hebdomadaire se chargent de nous adresser les coupures de presse, sans oublier de mentionner le titre du journal et la date.

En conclusion, notre association, votre association, est très active. Mais, elle a besoin de chacun d'entre nous, de chacun d'entre vous. Il ne suffit pas de se lamenter sur la disparition de la négation ou de l'inversion des phrases interrogatives, il faut convaincre tous ceux qui vous entourent qu'il est inadmissible de trouver, en France, comme dans tout autre pays non anglophone, des publicités rédigées en anglais ou des offres d'emploi réclamant que la langue maternelle soit l'anglais. Nous comptons sur vous pour transmettre ce message.

G.M-V.
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