
Les anglicismes envahissent notre quotidien, nos dictionnaires, notre langue. Le phénomène a débuté au XVIIIe siècle, s’est accentué après la deuxième guerre mondiale puis a connu un coup d’accélérateur avec le nouveau millénaire. Les raisons sont diverses : technique, prestige, snobisme, panurgisme, mauvais exemple des élites et communicants…
Michel Feltin-Palas a consacré son dernier ouvrage à cette colonisation linguistique. Car c’est d’une véritable colonisation qu’il s’agit.
Certes, les échanges entre idiomes ont toujours existé. Certes les emprunts enrichissent les langues. Certes, l’anglais comporte un grand nombre de termes d’origine française. Cependant la situation est aujourd’hui d’une nature particulière : le français emprunte quasi-exclusivement à l’anglais : 115 des 144 nouveaux mots d’origine étrangère introduits dans le Larousse et le Robert entre 2020 et 2022 provenaient de l’anglais; inversement, le nombre de vocables français introduits dans l’Oxford English Dictionary ces dernières décennies se rapproche de zéro. « On n’est plus dans l’échange, mais dans la domination ». Un ouvrage à la fois déprimant et roboratif.
C’est quoi déjà le mot en français - Les anglicismes et nous
2025, Héliopoles, 163 pages, 17 €

14 février 2026
C’est à Paris que s’est construite, au fil des siècles, la langue française telle que nous connaissons. C’est l'histoire de cette construction que Gilles Siouffi nous raconte dans un ouvrage passionnant.

14 février 2026
Actes des colloques organisés par le ministère de la Culture en novembre et en décembre 2024 pour célébrer les 30 ans de la loi du 4 août 1994 dite « loi Toubon ».

10 février 2026
Bruno Fuligni, écrivain, historien et haut fonctionnaire, a compilé et répertorié des centaines de termes et expressions utilisés dans la vie politique de 1789 à nos jours.