
Dans l'émission « Le Cours de l'histoire » de notre lauréat du prix Richelieu, Xavier Mauduit, nous apprenons une anecdote : Dans sa grammaire, Ramus raconte que des députés de Provence, contrariés par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, se seraient rendus à Paris pour plaider leur cause auprès de François 1er. Le roi les aurait fait attendre trois mois... trois mois durant lesquels ils auraient appris le français, si bien qu'ils s'adressèrent à lui dans cette langue, ce qui aurait amusé François 1er.
Je ne sais pas si nos esprits contemporains sont à même d'apprendre une langue à la précision géométrique en trois mois, mais s'il y a un endroit vers lequel nous nous tournerions, c'est bien l'Institut de Touraine !
Voici une somme qui ne peut qu'être réussie : apprendre la langue de Molière au pays de Rabelais et, à l'origine, à ceux qui viennent du pays de Shakespeare.
Peut-être l'objectif de chasser les anglicismes à leur source!
Si l'Histoire nous prouve la constante intégration de l'anglais, Maurice Druon en 1998 nous alertait déjà contre • l'entropie dont l'équivalent linguistique serait l'anglais basique, tel qu'il est baragouiné un peu partout sur la planete -, cette forme de dilution qui menace toute langue mal défendue.
Le français y survivra, tant qu'il y aura des institutions comme l'Institut de Touraine pour en transmettre l'âme.
C'est dans cette région réputée - selon Michelet - pour offrir le français le plus pur que l'Institut enseigne un idiome clair, précis, dépouillé d'anglicismes inutiles. Le cours de l'Histoire permet de rappeler comment cette réputation s'explique : les parlers du Val de Loire et de Touraine étaient proches de la langue des classes supérieures parisiennes - la base du français standard - et la présence royale en Touraine, dès le XVIe siècle, a installé la région dans l'orbite linguistique du pouvoir central.
Aujourd'hui, quatre-vingts nationalités y sont accueillies, formant une véritable communauté mondiale du français.
Nous adressons nos félicitations les plus chaleureuses a Madame Elisabeth Jaffré, directrice de l'Institut de Touraine, à son équipe et à son conseil d'administration, représenté ce soir par Madame Catherine de Colbert.
Recevez nos remerciements, notre gratitude et nos vœux de continuation dans cette œuvre magnifique qu'est le rayonnement du français dans le monde.
Xavier Darcos
Chancelier de l'Institut de France
Un illustre membre de l'Académie française. Jacques de Bourbon-Busset, déclarait en 1985, lors de la Biennale de la langue française : « Le français n'est pas la propriété des Français mais de tous ceux qui le parlent. »
La francophonie est mondiale. - C'est ce même académicien qui a laissé son fauteuil à l'écrivain d'origine chinoise François Cheng, autre témom de l'universalité rayonnante du français.

11 mai 2026
Le journaliste Mohammed Aïssaoui est le lauréat du Prix Richelieu 2026. Le prix du Rayonnement de la langue française a été attribué à l'Université française en Arménie et à l'Association culturelle et événementielle Paris XVe.

11 mai 2025
Le Président Xavier Darcos a remis le Prix Richelieu 2025 à Xavier Mauduit

21 mai 2024
Christine Kelly a reçu le prix Richelieu des mains de Xavier Darcos

15 mai 2023
Le Prix Richelieu 2023 a été attribué à un journaliste de la presse quotidienne régionale. Le jury de Défense de la langue française, présidé par l'académicien Xavier Darcos, chancelier de l’Institut, a décerné le prix Richelieu 2023 à : Jean-Michel Djian, éditorialiste à Ouest-France