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Les technologies des langues et l’intelligence artificielle (IA) représentent un enjeu de souveraineté linguistique, scientifique et culturelle

Les technologies des langues et l’intelligence artificielle (IA) représentent un enjeu de souveraineté linguistique, scientifique et culturelle.
Rédigé par Paul Petit
Publié le 24 avril 20246 min de lecture
Les technologies des langues et l’intelligence artificielle (IA) représentent un enjeu de souveraineté linguistique, scientifique et culturelle

À propos du futur Centre de référence européen des technologies des langues, qui suscite une polémique, Paul Petit, délégué général adjoint de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, apporte ces précisions :

« Les technologies des langues et l’intelligence artificielle (IA) représentent un enjeu de souveraineté linguistique, scientifique et culturelle, clairement mis en avant depuis la Présidence française de l’Union européenne (2022). Par l’action de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF – ministère de la Culture), la France a démontré une expertise et une ambition remarquées dans ce domaine. Depuis lors, nos partenaires européens, avec l’appui de la Commission, ont décidé de se doter d’une infrastructure commune de référence visant notamment à contrer l’hégémonie des acteurs anglo-saxons de l’IA dans le domaine des technologies des langues.

C’est ainsi qu’est né le projet de l’Alliance européenne pour les technologies des langues, ALT-EDIC, qui a été confié à la France avec un pilotage assuré par la DGLFLF, en lien avec les autres ministères concernés, et réunissant à ce jour 25 Etats membres contributeurs. La Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts accueillera ce centre européen qui bénéficiera au plurilinguisme (et donc à la langue française) avec d’importants moyens. Il s’agira concrètement d’appuyer les initiatives industrielles, scientifiques et de recherche en faveur des technologies françaises et européennes des langues.

Dans le même temps, chaque pays est appelé à mettre en œuvre la composante nationale de ce dispositif. La France développera ainsi son centre d’expertise pour la langue française et la francophonie, toujours à Villers-Cotterêts, en étroite interaction avec le centre européen.

Réunissant des experts non francophones au sein du jury européen, la procédure de recrutement du directeur du centre européen est imposée en anglais mais la maîtrise de la langue française constitue un critère évident. Le régime linguistique, inscrit au règlement intérieur du futur établissement, sera naturellement plurilingue.

La DGLFLF veillera à l’application du cadre légal pour l’emploi du français dont elle est garante.

La DGLFLF remercie l’ensemble des partenaires engagés pour la réussite de ce projet plurilingue et francophone. »

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