
À l’occasion du 62e Salon de l’agriculture, marqué par l’absence des vaches en raison de la dermatose nodulaire, notre cher linguiste et vice-président de DLF Jean Pruvost revient sur l’histoire et les sens du mot « vache » pour le Figaro.
Descendante de l’aurochs, animal sauvage et puissant aujourd’hui disparu, la vache domestiquée a très tôt suscité l’affection des humains, notamment pour son lait et sa fécondité. Les premiers dictionnaires, comme celui de Maurice de La Porte au XVIe siècle, lui attribuent de nombreuses épithètes valorisantes.
Sur le plan étymologique, « vache » vient du latin vacca (à l’origine aussi du mot « vaccin »), tandis que « veau » dérive de vitellus, diminutif de vitulus. Si la vache évoque la douceur et l’utilité, le veau connaît surtout un destin culinaire, comme en témoignent diverses recettes célèbres.
Le mot « vacherie » désignait d’abord une étable ou un troupeau, avant de prendre au XIXe siècle un sens figuré péjoratif : nonchalance, veulerie, puis méchanceté ou mauvais tour, en référence notamment au « coup de pied en vache ».
Ainsi, autour de la vache s’est construite toute une richesse lexicale, oscillant entre tendresse rustique et expressions plus mordantes.

21 septembre 2026
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17 septembre 2026
Un an après leur publication en version papier, nous mettons nos revues à disposition en version numérique (PDF) dans le sous-menu « Revues DLF » de notre site.

7 septembre 2026
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31 août 2026
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