

Dans son livre poignant Claire, le prénom de la honte (voir p. II), « Claire Koç raconte ce parcours en ayant cependant encore le sentiment d’être en permanence ramenée à ses origines [turques] dans une France qui valorise le multiculturalisme plutôt que l’universalisme, alors qu’elle voudrait juste clamer “son amour à la France qui lui a permis d’être libre”. [...] Son livre est un rare plaidoyer pour la liberté et l’intégration, contre le communautarisme et tous les obscurantismes ».
(France Info, 10 mars 2021.) Voici, rédigés à l’intention des lecteurs de DLF, les mots que Claire Koç a prononcés à la fin de sa conférence.
Sans langue française, il n’y a pas de nation française. Et donc pas d’héritage, pas de sentiment d’appartenance à une littérature qui a influencé et rayonné dans le monde entier. Avec la littérature française, je me suis émancipée car c’est en la maîtrisant que l’on s’élève intellectuellement et socialement.
On nous parle toujours du « rêve américain » mais il y en a un encore plus beau et plus précieux : c’est le rêve français qui a permis à un Jean Giono, autodidacte, de devenir un des plus grands auteurs français. L’école de la République et les hussards noirs permettaient à ces parcours incroyables d’exister par le biais de la méritocratie.
Je me suis émancipée par la langue française, par la lecture.
Comment ?
En apprenant à m’exprimer avec finesse et subtilité, en structurant ma pensée, en accordant sa place à la nuance. Car la langue française est l’art de la conversation.
Elle représente pour moi l’héritage du bon goût, du beau parler. Et ce qui est merveilleux avec elle, c’est qu’il existe un mot pour chaque sentiment. Je dis souvent que la France aurait pu me manquer, dans le sens « rater », c’est ça la subtilité de la langue française.
La France m’a apporté la liberté, je lui offre en retour un livre où je lui témoigne tout l’amour que j’ai pour elle et pour sa langue.
* * *
Deux extraits de ce livre :
« Puisque j’aime la France, et comme je veux en faire partie, je préfère retenir ses valeurs » (p. 66).
« Quel plus beau cadeau que de recevoir Dumas, Balzac ou Proust en héritage ? Ce goût du savoir et des lettres a suffi pour m’attacher irréductiblement à la France et à son destin » (p. 67).


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