

Dans un couple, on l’appelle une « scène » ; entre amis, c’est une « brouille » ; dans tous les cas, il s’agit d'un « différend assez vif pour entraîner un échange d’actes ou de paroles hostiles » (Le Grand Robert). D’autres termes sont disponibles : « désaccord, discorde, dispute, chamaillerie, bisbille ». Pas au-delà : si on arrive à « dissension, conflit, bagarre, guerre », c’est que la rupture n’est pas loin.
Certains prétendent qu’il faut voir dans la querelle le ciment de l’affection. À ce compte, certaines liaisons seraient bétonnées à l’excès. Si la querelle tarde à se résoudre, c’est que chacun est sûr de son bon droit – à moins que l’un et l’autre soient également coupables, comme le suggère La Rochefoucauld (Maximes, 496, Garnier, 1967, p. 112) : « Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n’était que d’un côté. »

On ne le sait pas assez : l’adjectif « volage » vient du verbe « voler », « avoir des ailes ». De là, le sens de « changeant, inconstant », et une spécialisation dans le domaine du sentiment pour qualifier celui (ou celle) qui manque de fidélité en amour. C’était déjà vrai pour les héros de l’Antiquité, tel Thésée (« Volage adorateur de mille objets divers », Racine, Phèdre, II, 5) ; ça l’est encore, même si l’on préfère des mots comme « coureur », « chasseur », « dragueur ». Particularité : se dit surtout au masculin.
Pour les femmes, nous disposons de « frivole ». Phrase attribuée à plusieurs : « Un homme volage est celui qui ne sait plus à quels seins se vouer. »
Paul Desalmand, écrivain et directeur de collection, né en 1937.
Études : École normale supérieure de Cachan.
Diplôme : doctorat ès lettres.
Carrière : professeur de lettres en Martinique (1963-1964), en France, puis en Côte d’Ivoire – notamment à l’École normale supérieure d’Abidjan (1965-1984).
Parmi ses oeuvres(celles auxquelles il tient le plus) :
Picasso par Picasso : Pensées et anecdotes (1996) ;
Cher Stendhal. Un pari sur la gloire (2000), Écrire est un miracle (2003) ;
Le Pilon (2006).
Citons aussi, outre les « 365 » présentés ci-contre et le tout nouveau 365 Éponymes expliqués (2015) : Stendhal, Sartre et la morale (2002) ;
Grammaire bleue. La Grammaire française en 80 leçons (2007) ;
Le Promeneur de la butte Montmartre (2009) et Le Grand Livre du français (2014).


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