

C’est un grand honneur et un double plaisir pour moi d’être ici, aujourd’hui, dans ce haut lieu de la culture et du patrimoine, pour recevoir le prix Richelieu 2020. Double plaisir, parce qu’il y a d’abord eu l’annonce – si inattendue ! – au printemps 2020 de cette distinction.
C’était juste avant le, non, « les » confinements... et puis, il y a quelques semaines, cet autre courrier qui m’informait de la tenue de cette cérémonie. Qui a réactivé le plaisir. Et l’émotion.
À vrai dire je n’espérais plus... Je n’étais ni triste ni déçue, ni même frustrée, le simple fait d’avoir été distinguée suffisait à mon bonheur.
Et me voici, journaliste de la Presse quotidienne régionale de l’Est, en brillante compagnie. Plus que jamais, à la lumière de l’actualité si brûlante qui nous occupe depuis des mois et nous bouscule, je me dis que le rôle des journalistes est indispensable.
Les réseaux sociaux, dans l’urgence, souvent dans l’approximation ou la manipulation, nous bombardent d’ « informations » fausses, tronquées, orientées grâce aux algorithmes, diffusées par des non-journalistes, des pseudo-experts, ou des témoins... La vie, le monde et son chaos, en quelques dizaines de signes, saupoudrés de fautes souvent... pour collecter le maximum de clics.
Les journaux, et je parle ici de la presse écrite à laquelle j’ai eu le bonheur et l’honneur d’appartenir, confrontés à la révolution numérique, se sont réinventés mais ils demeurent pour beaucoup un moyen de comprendre le monde. À condition peut-être de prendre un peu plus de temps qu’un bref coup d’œil sur un smartphone.
Écrire court, écrire vite, mais écrire bien. « Écrire pour son lecteur », c’était le titre d’une formation au Centre de formation professionnelle des journalistes ! Après tout, le lecteur doit prendre plaisir à lire son journal en même temps qu’il s’informe...
Plus que jamais ce mot d’une collègue de L’Est républicain – devenue une amie – à l’époque où j’étais journaliste au Républicain lorrain résonne en moi : « Ce métier, ce n’est rien d’autre que raconter la vie des gens aux gens. » Qu’il s’agisse d’économie, de justice, de politique, de faits divers, de la covid ou de la guerre en Ukraine, que seraient les « papiers » s’ils ne disaient, avec des détails, et beaucoup d’humanité, un peu plus que l’information brute ? C’est ce que j’ai voulu partager avec mes lecteurs. Toujours.
Monique Raux, née le 23 avril 1957 à Nancy, journaliste.
Après des études de droit à Nancy, entre au Républicain lorrain, en 1979, comme pigiste et y fait l’essentiel de sa carrière journalistique jusqu’en septembre 2012 où elle passe sous pavillon Est républicain. Nommée chef adjoint de la Région, chargée, en particulier, de mettre du liant dans les relations entre les deux journaux. Il s’agissait alors d’échanger des articles. Les « papiers » des journalistes du RL étaient transmis à l’ER et vice versa.
Monique Raux est correspondante pour Le Monde depuis 1987.

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