
Après une semaine de tempête linguistique, Michael Rousseau, Président-directeur général d’Air Canada a été contraint de prendre une retraite dont on ne sait si elle est bien méritée ou non. Cette décision intervient après un message de condoléances prononcé en anglais à la suite de l’accident d’un avion de la compagnie survenu le 22 mars à l’aéroport de La Guardia. L’accident a causé la mort du pilote québecois Antoine Forest et de son copilote Mackenzie Gunther. Le message du PDG comprenait les seuls mots français « bonjour » et « merci ». Or le siège social d’Air Canada est situé à Montréal, principale ville du Québec dont la langue officielle est le français.
En quelques jours, le Commissariat aux langues officielles du Canada enregistrait 1800 plaintes ciblant ce message. Le premier ministre du Québec, François Legault, réclamait la démission de M. Rousseau, appuyé par une motion de l’Assemblée nationale du Québec. Le premier ministre du Canada, Mark Carney, avait pour sa part critiqué publiquement le « manque de jugement et de sensibilité » du PDG.
Michael Rousseau s’était déjà attiré les foudres des Québecois en novembre 2021, après un discours prononcé en anglais devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Rousseau avait laissé entendre qu’il n’avait pas le temps d’apprendre le français et qu’il était possible de vivre à Montréal sans connaître cette langue. À la suite de l’indignation provoquée par ses déclarations, le PDG avait été contraint de suivre plus de 250 heures de cours de français. Pourtant, il demeurait incapable de s’exprimer autrement qu’en anglais. Il a toutefois présenté ses excuses publiques dans un communiqué rédigé en français.

31 octobre 2026
La Société Archéologique et Historique du Neuvillois propose une conférence sur les liens historiques et culturels entre la France et l’Arménie. Une rencontre autour de l’histoire arménienne et de la place de la francophonie dans ce pays du Caucase.

28 octobre 2026
Il n’est pas facile de démêler les raisons qui sont à l’origine de l’abandon de certains mots ou de certaines expressions et de leur remplacement par d'autres mots ou expressions. L’idéologie n’en est pas absente. À tort ou à raison, certains vocables sont progressivement frappés d’ostracisme car jugés péjoratifs ou défavorablement connotés. Voici quatre exemples.

7 août 2026
Le mot "exclave" a une particularité : à ce jour, il ne fait pas partie de la langue française. Il n’est mentionné ni dans le Larousse, ni dans le Robert, ni dans le dictionnaire de l’Académie française, ni dans le Trésor de la langue française, ni dans le portail lexical du Centre national des ressources textuelles et lexicales; il n’est même pas reconnu par les correcteurs d’orthographe… Ceci pour une raison simple : il fait strictement double emploi avec enclave. Il n’y a aucune différence entre ces deux mots. Autrement dit, "exclave" n’a aucun intérêt.

30 juillet 2026
Né en Turquie, le concept d' « État profond » a traversé la Méditerranée et l'Atlantique pour être popularisé par Donald Trump, avant d'arriver en France, notamment dans la bouche d'Emmanuel Macron. Entretemps la signification de cette expression a évolué.