ADELFY, AFRAV, Avenir de la langue française, Cercle littéraire des écrivains cheminots, CO.U.R.R.I.E.L., Défense de la langue française, DLF Pays de Savoie, Entente Ile-de-France Québec, Fédération France-Québec Francophonie, France-Louisiane Franco-Américanie, HCILFF, Institut culture, économie et géopolitique, Justice pour la langue française, Observatoire des libertés, Observatoire européen du plurilinguisme Paris.
Madame la Ministre, pourquoi France Music Week ? « Je voudrais qu’on crée un grand festival comme on le fait à Miami ou Amsterdam, qui permet à tous les professionnels de la musique de se retrouver comme par exemple pour la Fashion Week, et d’avoir de très grands concerts et très grands festivals (…) avec, comme apothéose, la fête de la musique. »
Le président Emmanuel Macron a lancé cette idée l’an dernier. Le 21 février, vous avez précisé son objectif : « Nous devons replacer la France sur la carte de la musique mondiale, encore mieux valoriser la création artistique française et la richesse de ses talents ».
Cet événement aura lieu en juin sous l’appellation - provisoire ? - de France Music Week. Personne ne nie qu’il s’agit d’une excellente initiative. Mais pourquoi choisir un tel nom pour faire rayonner la musique française ?
Quand en 1966 Bernard Chevry a créé à Cannes le marché de l’industrie musicale, il a choisi l’acronyme français MIDEM (marché international du disque et de l’édition musicale), qui a connu un incroyable succès international. Quand Jack Lang a créé la fête de la musique en 1981, il n’a pas eu l’idée saugrenue de la nommer « music day ». Elle est aujourd’hui reprise dans plus de cent pays sur les cinq continents. Le Festival Interceltique de Lorient, les Vieilles Charrues, le Printemps de Bourges réunissent chaque année des dizaines d’artistes de tous les pays et des centaines de milliers de spectateurs sans avoir besoin d’angliciser leur nom.
Les Francofolies s’exportent au Québec, au Luxembourg, en Belgique, en Bulgarie avec succès. Alors, s’agissant de musique, pourquoi ce triste tropisme pour la langue anglaise ?
Pourquoi ne pas choisir la Semaine de la musique, la Semaine musicale, la Semaine des Accords, En avant la musique ou tout autre nom français ?
Espérant que vous serez sensible à notre demande, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

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