

J’entrai dans l’univers de l’édition en traduisant des écrivains aussi différents et littéraires que Robert Graves, Kurt Vonnegut, Saul Bellow, Samuel Taylor Coleridge, T. C. Boyle, Bernard Malamud, Joseph Heller, David Malouf, etc. Ce n’est qu’ensuite que je me consacrai à la découverte de nouveaux auteurs de thrillers et de romans policiers du monde entier.
De cette pratique de la traduction littéraire me vint alors, et très logiquement, le désir de traduire et de faire traduire leurs textes avec la même rigueur que celle qui m’anime lorsque je me penche sur les œuvres de leurs confrères de la « littérature blanche ». Il serait en effet réducteur de limiter le policier et le thriller à des histoires dont le seul but serait de divertir en faisant trembler, – ce qui, en soi, n’est déjà pas si mal et pas évident. À travers elles se découvrent de fait des moments caractéristiques de l’histoire sociale et culturelle d’un pays, ces œuvres pouvant être, au même titre que les autres, de grands témoignages sur une époque et ses mœurs.
Cela dit, mon métier consiste avant tout à révéler le jeune auteur dont l’approche apporte quelque chose de nouveau à des genres littéraires où tant de grands noms ont déjà brillé. Croire en eux, les soutenir malgré les doutes et les appréhensions qui nous accompagnent quant à l’accueil que le public de langue française leur réservera, c’est aussi cela mon rôle. Et donc bien sûr aussi celui de persévérer même si le succès tarde à venir, de toujours garder présent à l’esprit que la voix d’exception n’est pas toujours audible par tous dès son premier chant.
Robert Pépin, directeur littéraire et traducteur, né en 1941 à Amiens.
Diplômes : High School Diploma Cincinnati (USA), certificat d’études littéraires générales classiques (Aix), maîtrise d’anglais (Sorbonne).
Carrière : professeur d’anglais (1963-1974) ; directeur littéraire aux Éditions Tchou (1974-1975) (départements d’anglais, de russe et de chinois) ; professeur de français langue étrangère (1975-1980) ; traducteur pour le Seuil, Grasset, Albin Michel, Phébus, Flammarion... (depuis 1980) ; professeur à l’université de Columbia à New York (1984) ; directeur littéraire de la collection « Seuil Policiers » (1992- 2009) ; professeur de traduction littéraire à Paris-VII ; professeur invité de traduction littéraire aux universités de Sydney et de Melbourne (1997) ; directeur de la collection « Robert Pépin présente… » aux éditions Calmann-Lévy, depuis 2010).
Parmi ses traductions d’auteurs de romans anglais, américains et australiens : Saul Bellow (prix Nobel de littérature), T.C. Boyle (dont América, prix Médicis étranger 1996), Samuel Taylor Coleridge (Essais sur le théâtre de Shakespeare), Joseph Heller (dont Dieu sait, prix Médicis étranger 1985), David Malouf (dont Ce vaste monde, prix Fémina 1995 et Je me souviens de Babylone, prix Baudelaire de la traduction), Robert Louis Stevenson...
d’auteurs de romans policiers : Lawrence Block, Michael Connelly, Robert Crais, Sue Grafton, Jonathan Kellerman, Michael Malone, Michael Koryta, Deon Meyer.


8 octobre 2025
Julien Soulié, membre de l’équipe d’experts du Projet Voltaire, ancien professeur de lettres classiques, verbicruciste et auteur engagé dans la vulgarisation linguistique, utilise la bande dessinée pour raconter avec humour et pédagogie l’histoire et les curiosités de la langue française, montrant comment ce médium ludique et visuel peut rendre accessible à tous les origines, les évolutions et les subtilités du vocabulaire français.

11 juin 2025
Xavier Mauduit, historien agrégé, docteur en histoire, animateur de radio et de télévision et spécialiste engagé dans la transmission de la langue et de l’histoire françaises, exprime sa passion pour l’exploration quotidienne de la langue — allant du plaisir d’aller « dans les dictionnaires » à la vigilance face aux évolutions modernes comme les réseaux sociaux ou l’intelligence artificielle — tout en soulignant l’importance de l’échange humain et du respect du français dans tous les médias.

11 juin 2025
Jacques Lacroix, professeur agrégé de lettres modernes, docteur ès lettres et spécialiste de la langue gauloise et de ses survivances dans le français, met en lumière l’importance de l’héritage gaulois en montrant que, loin d’être un « substrat pauvre », de nombreux mots d’origine gauloise — notamment liés à l’agriculture, à l’artisanat, aux armes et aux animaux — ont été conservés et ont donné naissance à une riche famille de dérivés dans le français moderne.

28 mars 2025
Bruno Dewaele, agrégé de lettres modernes, écrivain, chroniqueur de langue et champion du monde d’orthographe, partage son expérience de plusieurs décennies à défendre et analyser la langue française à travers ses chroniques dans La Voix du Nord et Lire Magazine.